Historique des lieux

Photo de la fermette La Mare en 2004 avant rénovation:la-mare-vue-d-ensembe3-1.jpg

 Avant-propos :

Cet historique pourrait paraître superflu pour l'arboretum, mais j'ai tenu à retracer cet historique des lieux pour mettre en évidence l'évolution rapide des modes de vie à la maison et de l'exploitation agricole depuis les années 1950. On imagine mal aujourd'hui ce qu'était la vie d'alors sans aucune motorisation, sans électricité, sans téléphone.

 Origines familiales, et évolution des structures:

Monsieur et Madame MALLET (grands-parents maternels de l'actuel propriétaire), achetèrent en avril et mai 1938 l'exploitation agricole de La Mare d'une superficie de 5 ha 15 a 00 ca, puis celle limitrophe de La Bonnière de 3 ha, 99 a 50 ca, dont les terres se situent sur les communes de Chaufour Notre-Dame et Coulans-Sur-Gée, puis en 1939 ils achetèrent un chemin rural de 18 a 05 ca, qui ne concernait que ces 2 fermes, puis en 1940 ils achetèrent un pré limitrophe de 53 a 70 ca, pour réunir le tout d'une superficie de 9 ha 86 a 25 ca. Cette exploitation comprenait 20 parcelles délimitées par des haies, soit en moyenne 48 ares par parcelle.

Dès 1938, ils restructurèrent cette exploitation, arrachant la plupart des haies, aménageant de nouvelles parcelles délimitées par des haies artificielles (pieux et fils barbelés), ramenant le nombre de parcelles à 10. Ils restaurèrent les bâtiments de La Mare et les augmentèrent, et ils abattirent ceux de La Bonnière en très mauvais état (seul reste le puits, visible à 200 à l'ouest de La Mare). Et ils reconstruisirent un chemin en pierre de 250 mètres conduisant directement à la route départementale. Tous ces travaux d'aménagement se sont déroulés en majeure partie pensant la guerre 1939-1945, tant bien que mal, exécutés à la main (la motorisation et la mécanisation était encore inutilisée à cette époque en agriculture, et l'électricité non desservie), et ont donc demandé un travail assez considérable.

En Mai 1948, Ils laissèrent cette exploitation à leur fille et gendre Monsieur et Madame M. HAMELIN (parents de l'actuel propriétaire).

Au 1er Novembre 1960 fut pris en location des parcelles limitrophes de 5 ha 27 a. En 1962, fut repris un groupe de parcelles limitrophe de 3 ha 49 a 40 ca dans le cadre d'un système d'achat/échange  avec des terres héritées précédemment. Les haies se trouvant à l'intérieur du groupe principal d'exploitation agrandi furent arrachées.

En juillet 1966, fut acheté une parcelle limitrophe de 2 ha 33 a 82 ca. Là encore, les haies furent arrachées et les parcelles réorganisées. La superficie étant alors de 20 ha 96 a 47 ca, réparties en 14 parcelles.

En novembre 1969, les terres en location furent reprisent par leur propriétaire et la superficie de l'exploitation réduite à 16 ha 69 a 47 ca.

Géographie de l'exploitation :

Les terres exploitées étaient argilo-calcaire imperméable, ou argilo-sableuses peu perméables, et donc de nature plutôt humide. L'écoulement des eaux de pluies se fait principalement par ruissellement sur les pentes. Deux ruisseaux traversent ces terres, l'un à 200 m au nord et l'autre à 200 m à l'est des bâtiments d'exploitation. Et 3 petites sources situées sur ces terres alimentent ces ruisseaux. Le relief est un peu accidenté et donc mieux adapté à l'élevage qu'aux cultures sur une bonne partie de l'exploitation.

Moyens d'exploitation :

Dans les années 1940-1950 et début 1960, les moyens étaient sommaires. Deux juments Percheronnes pour tirer divers outils et charrettes, tombereau, etc. Les déplacements se faisaient à pied, en vélo ou en voiture à cheval, au moins jusqu'en 1959 où on a eu notre première automobile.  Le premier tracteur (sans relevage ni prise de force) fut acheté en 1964, remplacé par un autre un peu plus puissant et évolué en 1972.

Pas d'eau courante, l'eau était tirée du puits avec une pompe manuelle jusqu'en 1960, où l'eau courante a été installée avec un réservoir de 600 litres dans le grenier que l'on remplissait avec une pompe actionnée par un moteur Bernard. L'électricité n'a été desservie qu'au printemps 1964, les vaches étaient donc traites à la main jusqu'en 1970, et aucun appareil électrique à la maison, donc pas de réfrigérateur ni télévision jusqu'à la fin des années 1960. On s'éclairait avec les lampes à pétrole à la maison, et avec les falots (lanternes portatives) ou des piles (piles Wonder) ailleurs, mais le moins possible. Le téléphone n'a été installé qu'en 1973 car les lignes étaient distantes et auraient couté trop cher.

Les bâtiments ont progressivement évolués en fonction de l'évolution de l'exploitation agricole. En 1967 un appentis derrière le hangar métallique a été construit, puis transformé en 1970 en étable pour l'engraissement de 12 veaux de boucherie. L'écurie a été transformée en étable après le remplacement des juments par le tracteur, et pour augmenter le cheptel de vaches laitières.

Dans les années 1940 et 1950 le lait était transformé en crème, puis en beurre, pour l'autoconsommation, et pour vente à des particuliers. Puis une partie du lait fut vendue à la coopérative laitière, ramassé en bidons de 20 litres, puis la totalité dans les années 1970, où il était refroidi dans une citerne (tank à lait) puis ramassé par camion citerne.

Différentes volailles, poules, canard, pigeons, lapins étaient élevés pour l'autoconsommation (notamment les oeufs) et pour la vente aux particuliers au début. De même pour les productions légumières (pommes de terre, carottes, haricots, betteraves, etc...). De même nous élevions 1 ou 2 truies, et on tuait le cochon une fois par an, pour notre alimentation personnelle. Nous produisions notre cidre, et "brulions" tous les ans du vieux cidre pour faire la "goutte" (eau-de-vie).

Certaines tâches rythmaient chaque année: tuerie du cochon, les semis et divers travaux de la terre, l'épandage du fumier, les foins, la moisson, la batterie (battre les blés avec la batteuse), récoltes des pommes de terre et autres légumes, ramassage des pommes et la fabrication du cidre, mise en bouteille du cidre, la goutte (eau-de-vie), etc.

La spécialisation: l'élevage des veaux de boucherie ; puis la fin de l'exploitation agricole :

L'exploitation était trop petite pour être suffisamment rentable, et il n'y avait guère de possibilité de s'agrandir plus, ce qui fait que la vie était plutôt rude. Il fut alors décidé de se spécialiser dans une production "hors sol" en 1970 par la construction d'une étable permettant d'engraisser 100 veaux, 3 fois par an. Ceci permettait un travail beaucoup plus rationalisé, plus productif, et donc plus rentable. Certaines autres productions ont alors été réduites, voire supprimées. Ceci s'est stabilisé jusqu'à la retraite de Monsieur M. HAMELIN au 1er mai 1983.

En 1983, l'exploitation agricole a été abolie, et les terres ont été données en location à un autre exploitant agricole. Puis Monsieur et Madame M. HAMELIN se retirant dans un bourg pour leur retraite, il mirent la maison d'habitation en location également. Par la suite les terres ont été vendues à l'exploitant agricole locataire, tout en gardant 1 ha de terre autour de l'habitation. Puis en 2004, suite au départ d'un locataire de la maison, il fut décidé de vendre l'ensemble immobilier, et c'est son fils Monsieur Régis HAMELIN qui s'est porté acquéreur.

Rénovation complète, et création d'un Gîte rural et de l'arboretum :

La maison a d'abord été louée un peu plus d'un an dans son état, avant d'entreprendre une rénovation complète des lieux. La maison a été complètement transformée (de fin 2005 au printemps 2007), le hangar métallique a été démonté l'été 2007, puis l'étable a été démolie pour permettre la construction d'un garage de même dimension. Le chemin d'accès a été rénové. La configuration des sols du terrain a été complètement transformée en réalisant des pentes douces et régulières permettant une circulation plus facile avec du petit matériel, et la mare a été largement creusée avec réalisation d'une petite île.

De l'été 2007 à l'été 2008, la maison a été loué à temps plein, puis il a été décidé de mettre la fermette en Gîte rural avec les Gîtes de France, qui a donc ouvert au 1er avril 2009.

Dès fin 2004, des graines d'arbres et arbustes ont été semées, et des boutures réalisées, en vue de créer l'arboretum. Les premières plantations ont été effectuées fin 2006. Certaines plantes ont été achetées. Les arbres nécessitent d'être tuteurés pour pousser droits, et du grillage doit être posé autour des pieds pour éviter leur destruction par des rongeurs (lièvres, lapins de garenne et surtout ragondins). Le propriétaire effectue lui-même des greffes sur ses arbres fruitiers en se procurant des greffons auprès de l'association des Croqueurs de Pommes.

 

 

Date de dernière mise à jour : 18/02/2013

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×